La restauration des mares

Outre ses enjeux liés à la flore et à la végétation patrimoniale, la dune de la Falaise est connue pour son intérêt batrachologique (étude des amphibiens, notamment des grenouilles, crapauds et salamandres).

Ce site est notamment considéré comme la limite nord de répartition d’un petit amphibien très rare, le Pélobate cultripède (Pelobates cultripes). L’espèce est considérée comme disparue du site depuis le milieu des années 1990.

Malgré l’artificialisation d’une partie du massif dunaire, probablement fatale pour l'espèce, d’autres se maintiennent toujours sur les parties préservées de la dune de la Falaise.

Cependant, les conditions d’accueil pour les amphibiens se sont progressivement dégradées avec un atterrissement et une fermeture des dépressions dunaires.
Dune de la Falaise - Amplexus et ponte de crapaud calamite
L’un des objectifs de ces travaux est donc de restaurer des conditions d’accueil favorables aux amphibiens avec un recreusement des dépressions.

Les zones favorables au recreusement correspondent à d’anciens trous d’eau, creusés dans les années 1980 par les batrachologues dans l’espoir de sauver le Pélobate cultripède.

Sur le pourtour de ces dépressions, plusieurs espèces végétales patrimoniales récemment installées, ont contraint le périmètre dédié à l’agrandissement de ces petits trous d’eau.

L’objectif était aussi d’atteindre une profondeur suffisante au maintien en eau de ces mares toute l'année afin que les larves d’amphibiens puissent accomplir leur métamorphose.
Si le Pélobate cultripède n’est pas encore revenu, les mares restaurées ont déjà été colonisées par des Characées. Ces plantes aquatiques constituent un milieu d’intérêt communautaire inscrit dans la Directive Habitats (Natura 2000).

Source : Bretagne Vivante