Les villages de chaumières

Entre bocages et marais, les villages de Brière surprennent le visiteur au détour d’un chemin ou d’une petite route. Les toits de chaume, faits du roseau et du jonc qui poussent naturellement dans le marais, ici se substituent à l’ardoise. Avec quelques 3000 chaumières, le Parc naturel régional de Brière rassemble 60% du chaume français. De quoi faire rougir l'image d'Epinal de la chaumière Normande, puisque c'est bien la Brière qui détient la palme du toit de roseau...

Une histoire à rebondissement

Savoir-faire ancestral, transmis de générations en générations, le chaume habille la Brière depuis le XVIIème siècle... Couverture mettant en oeuvre une ressource végétale disponible localement et gratuitement, le chaume est alors un marqueur social : celui qui vit dans une chaumière est un paysan, quelqu'un qui vit de la terre et en l'occurence ici, du marais. Les Chantiers navals de St-Nazaire ont vu dans les Briérons une main d'oeuvre locale experte dans la construction de bateaux puisqu'héritiers d'une longue tradition (chalands, chaloupes). Les Briérons quant à eux, ont vu dans les Chantiers l'opportunité de s'affranchir de la nature et d'accéder à un mode de vie plus moderne, plus confortable. Outre l'exode rural qui en a découlé, c'est dans l'abandon du chaume que le Briéron a vu son ticket d’entrée dans la modernité. Dans les années 1960 pourtant, les chaumières, bien qu'abandonnées et en mauvais état, restent particulièrement nombreuses en Brière, et ce sont elles, associées au marais, qui mèneront à la protection du territoire comme Parc naturel régional.

Voir la vie en Brière en 1947
  • Kerhinet en 1974

Renaissance d'une tradition

Lorsqu'on crée le Parc naturel régional de Brière en 1970, les villages de chaumières sont existants mais souvent en piteux état. Comment faire revivre le patrimoine local alors qu'il a été abandonné par les habitants ? Avant d'envisager une réappropriation, il faut amorcer une revalorisation : redorer le blason de la culture briéronne, en donnant à voir le charme, le pittoresque de son architecture traditionnelle et la valeur de son savoir-faire. On sélectionne donc un échantillon : un village, complet, en grande partie abandonné (il reste 2 habitants) : Kerhinet est acheté, restauré, bichonné pour devenir une vitrine, un village-musée. Le but à atteindre ? Donner envie, séduire, intéresser, sensibiliser et encourager l'entreprise privée et voir renaitre les villages abandonnés. 2000 chantiers et 50 ans plus tard, les villages de Brière sont ressucsités : on y vit, on y grandit, on y vieillit à nouveau et on y perpétue le maniement du roseau.

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Kerhinet, pour commencer

Conçu au départ comme un village musée, Kerhinet est aujourd'hui une véritable porte d'entrée pour qui souhaite découvrir le territoire et un exemple typique des villages de la "Brière des terres". 18 chaumières, dont la plupart en rangées (collées les unes aux autres), s’égrènent au bord du chemin principal. Au centre du hameau, sont regroupés les « communs », équipements collectifs construits par et pour les habitants : le puits, le lavoir, le four à pain. Beaucoup de ces chaumières disposent de creniauds (petites annexes mitoyennes à usage agricole), et toutes avaient jadis accès, sur la façade opposée, à des jardins et potagers. Les hameaux de la "Brière des terres" sont nombreux sur la commune de Saint-Lyphard : Kerbourg, Bréca, Kercradet, Kerdanestre, Kerbriant, Arbourg, Kerroux, Gras, Kertrait… multiplient les exemples pittoresques de chaumières, tantôt en pierres et anciennes, tantôt contemporaines, de fours à pain et autres calvaires, le tout niché dans une campagne bocagère.
Au délà de son architecture, Kerhinet offre aussi un programme d'animations qui met en valeur, non seulement le patrimoine bâti, mais également toutes les traditions et les savoir-faire de Brière à travers des rendez-vous réguliers. 

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  • Kerhinet

Bienvenue sur les îles...

Le coeur du marais est habité. On l'appelle "La Brière des îles". Elle regroupe les communes de St-Joachim, composée de 7 îles et de St-Malo-de-Guersac (2 îles). Sur ces communes, chaque île est un village et chaque village s’organise de façon concentrique, typique, presqu’inchangée depuis des générations. L’île de Mazin, a conservé intacte et très lisible cette organisation du sol. A Fédrun, Ménac, Errand, l'île est coupée en deux par une route, mais on y découvre de très beaux exemples de chaumières, typiques de cette partie de Brière : enduites de chaux blanche. La pierre étant plus rare qu’en Brière des terres, les maçonneries traditionnelles des îles allient les moellons à la terre et à la paille, rendant nécessaire leur protection à la chaux. L’intérieur typique briéron, qui rassemble ceux des terres et des îles, est à découvrir à la Chaumière Briéronne.

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  • La Brière des îles vue du ciel

Découvrir les villages

Afin d'avoir tout à fait le temps de profiter du charme des lieux, nous vous recommandons une découverte des villages de Brière à vélo ou en randonnée.

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  • Randonnée parmi les villages

Suivez le guide 

A Kerhinet et sur les îles de Brière, des guides vous expliquent tout ce que vous devez savoir sur le chaume et les villages de Brière.

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  • Visite guidée à Kerhinet
  • Kerhinet en 1974
  • Chantier de chaume à Kerhinet en 2014
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Kerhinet en 1974Chantier de chaume à Kerhinet en 2014KerhinetLes îles de Brière vues du cielLa Brière des îles vue du cielRandonnée parmi les villagesVisite guidée à Kerhinet